Rappel : Examens du jeudi 13 au mardi 18 décembre.

Un auteur dans nos classes

Thierry Robberecht

 

Dernièrement, les élèves de 2e secondaire du Sacré-Coeur ont eu l’opportunité de participer à une rencontre avec Thierry Robberecht.

Cet auteur belge, spécialisé dans l’écriture de livres à destination de la jeunesse, est venu livrer quelques secrets sur ses romans qui mêlent aventure, fantastique et futurisme. Il a notamment évoqué ses livres «Mémo 657» ou «La mémoire kidnappée». Pour ce dernier, les élèves mouscronnois ont eu la surprise d’apprendre que l’auteur l’avait écrit après un séjour à l’hôpital. Suite à un AVC, on lui avait même annoncé qu’il ne pourrait plus jamais écrire… Outre les traditionnelles informations sur le métier d’écrivain, l’écriture littéraire ou les romans, Thierry Robberecht a ainsi proposé un témoignage touchant qui a sonné comme une leçon de courage et d’humilité pour les adolescents hurlus et leurs quatre professeurs.

Ce bel échange s’est clôturé par une habituelle séance de dédicaces.

 

Arthur Ténor

 

Quand l’auteur fait la classe…

L’auteur à succès, Arthur Ténor, était au Sacré-Cœur ce jeudi pour y rencontrer les élèves de première secondaire.

Pour inciter et motiver leurs élèves à lire, les professeurs de français du premier degré du Sacré-Cœur ont mis au point le «Défi Livres». Toute l’année, plusieurs bouquins sont ainsi à disposition et une fois qu’arrive le terme de l’année scolaire une compétition s’organise entre les élèves, répartis en plusieurs groupes. Concrètement, des questions ou jeux sont réalisés sur base des livres et bien sûr ceux qui répondent le mieux marquent davantage de points.

Pour agrémenter tout ce processus visant à rendre la littérature attrayante, les enseignants de l’établissement de la rue du Val ont aussi l’habitude d’accueillir des auteurs en classe. Après Thierry Robberecht qui s’est déplacé en avril pour les deuxièmes, c’est Arthur Ténor qui est venu voir les huit classes de première année.

«Je prends plaisir»

Véritable pointure dans la littérature destinée à la jeunesse, cet Auvergnat de 58 ans a déjà publié plus de cent romans, ce qui en fait l’un des auteurs français les plus lus. La journée durant, il s’est volontiers prêté au jeu, avec accessibilité et enthousiasme, d’expliquer son métier aux différents groupes d’élèves.

«Je suis un show-man et j’apprécie vraiment ces rencontres scolaires, a expliqué Arthur Ténor. Certains auteurs n’aiment pas faire cela, mais moi je prends plaisir à aller en classe et à faire passer des messages. »

Une pratique très répandue dans l’Hexagone. «Je participe régulièrement à ce genre d’événement en effet, a détaillé l’écrivain. En France, cela fait vraiment partie des habitudes et tout est bien calé. De manière générale, les milieux scolaires sont très friands de faire venir des professionnels en classe comme des auteurs. Cela fait souvent partie de grands projets pédagogiques.

J’espère, malgré un budget de plus en plus limité, que cela se poursuivra encore longtemps, car je trouve cela très intéressant. »

«Quel respect!»

Souvent ces rencontres privilégiées où ils en apprennent beaucoup sur les coulisses des bouquins ou du métier sont très enrichissantes pour les jeunes.

De l’autre côté, les bénéfices sont aussi évidents pour l’auteur. «Je teste le ressenti des jeunes sur l’une ou l’autre thématique pour voir si elles pourraient être intéressantes, a souligné Arthur Ténor. Ces moments me permettent aussi de rester connecté avec la réalité d’aujourd’hui et d’actualiser mon langage. »

Pour sa première apparition dans une école belge, l’auteur aux genres multiples a aussi été frappé par la discipline ambiante. «J’étais déjà venu en Belgique pour un salon à Bruxelles, mais jamais dans une école. J’ai été agréablement surpris par le respect et l’écoute des jeunes. Cela fait très plaisir, car en France, je n’arrive parfois pas à parler…»

«Guider les jeunes»

De son vrai nom Christian Escaffre, Arthur Ténor est un auteur éclectique qui va du fantastique à l’horreur en passant par l’imaginaire.

Si les professeurs du Sacré-Cœur l’ont invité, c’est aussi parce qu’il a écrit le bouquin «L’Enfer au Collège» qui traite du harcèlement. Une problématique accentuée aujourd’hui par les réseaux sociaux. Le djihadisme et les attentats sont une autre thématique sensible traitée.

Après avoir expliqué qu’il a surmonté sa dyslexie et ses mauvaises notes scolaires pour embrasser cette carrière d’écrivain qu’il n’aurait jamais pensé faite pour lui, Arthur Ténor a confié ce qui l’incite à écrire sur ces sujets délicats: «Je suis quelqu’un de sensible et j’ai besoin d’évoquer ces sujets qui me touchent. Ce sont des thèmes face auxquels les jeunes se posent des questions. Je suis donc en résonance avec cela pour les guider, les éduquer. Il n’y a aucune volonté d’être moralisateur, juste le besoin d’en parler. Mais ce n’est pas ce que je préfère faire.

 

Institut du Sacré-Coeur Mouscron
Numéro de Fase : 01342
Numéro d'implantation : 02673